26.08.2008

La fois où j'ai eu des rêves olympiques

(petite note qui essplique le pourquoi du comment des enquêtes chez Touwity hier)
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Un jour j'ai fait du sport [ne t'étouffes pas dans ton café]...

Nous venions de partir de Lyon pour arriver dans une bourgade du sud, [le terme est rococo mais je ne vois rien de plus approprié], j'étais la nouvelle à l'école, celle qui dit rOse et pas rause.

Comme la majorité des petites filles à cet âge, et pour faciliter l'intégration [c'est horrible à dire mais c'est comme ça], j'étais inscrite dans le club de gym.
Collant, juste au corps, rythmiques...tout y était, c'était fabuleux.
J'aimais surtout les barres asymétriques, le saut de cheval. Sur la poutre j'avais le vertige [alors que sur les barres bizarrement non], au sol j'étais souple comme un verre de lampe.

Au terme de la première année, il y a eu le concours, dans le gymnase communal, toute la population était là [tu penses c'était l'évènement].
J'ai fait mon truc tranquille et pof! quelle surprise d'entendre mon nom pour la remise des médailles.
Un coucou aux parents qui flashaient à tout va, montée sur le podium, remise de la médaille de bronze, grimaces à la populace [je m'étais faite attrappée par la prof après, la gym est un sport élégant : pas de grimaces sur le podium!]...

J'ai continué pendant une année, puis à la rentrée suivante on m'a volé mes collants dans les vestaires, et la prof, desespérée de ne pas me voir toucher le sol lors de l'écrasement, s'asseyait sur mon dos lors de l'exercice [pratique normale ou pas j'en sais rien]...alors ça m'a gonflée.

J'ai pris mes cliques et mes claques et je suis allée collectionner les Panini sur le foot.

15.08.2008

Mon plus bel été

Chaque mois, le même jour, à la même heure, des rédac' blogueurs écrivent un billet sur un sujet commun. Ce mois-ci

Laurent, Noelia, Bergere, Bertrand, JvH, Hibiscus, Anne, Julien, Chantal, Looange, V à l'ouest, Jo Ann v, William, Catie, Nanou, Cecfrombelgium, Julie70, Gazou, BlogBalso, Vladyk, Lydie, Optensia, Joël, Linda, Julie, Le chat qui, Ckankonvaou, Lodi, Mahie, Mariuccia, Brigetoun, Renée, Mouton, Agnes, Laetitia, MissBrownie, Karmichette, Rikard, Dung, Pivoine Merlin, Lune de Pluie, Adelaide

planchent sur le sujet "mon plus bel été".

 

Mon plus bel été, c'est un peu celui où je me suis prise pour Sissi.

Cet été là je suis partie en vacances avec ma tante, son mari et un couple d'amis à eux. J'avais 17 ans, eux 10 ans de plus que moi ce qui est gérable comme différence d'âge. Je ne sais plus ce que j'avais fait pour mériter ça, mais ma tante avait décidé de m'emmener avec eux en Autriche.

10 jours de bonheur, de rigolade (je crois qu'ils étaient bien plus cintrés que moi à l'époque) et de gastronomie locale.

Tu sais combien c'est important pour moi la rigolade et surtout la gastronomie.

Le programme était simple, traversée de la suisse, du Lichtenstein (très marrant), une virée au lac de Constance (magnifique), le tyrol autrichien, et cerise sur le cupacke, un détour en Bavière pour aller visiter le château au nom imprononçable de Ludwig.

Je suis restée scotchée par tant de beauté, pourtant les châteaux c'est pas mon dada. C'est féérique tu te croirais presque chez Mickey.

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Pour ce voyage nous avions pour véhicule une belle voiture confortable.

Pour logement, pas d'hôtel, rien de réservé mais l'aventure. Tous les jours, suivant notre itiniéraire, nous arpentions les rues des villages ou petites villes pittoresques où nous nous arrêtions pour chercher une chambre chez l'habitant, ce qui est très courant.

A ce stade du récit je précise qu'aucun de nous ne parlait allemand. Bien. Nous avions appris par choeur une seule phrase qui résumait la situation : "avez vous des chambres pour 5 personnes?" (je te la mets en français, l'allemand je n'en connais pas plus qu'à l'époque). Et débrouille toi.

Je me souviens que nous n'avons pas trop galéré, à part une seule fois où j'ai du partager la chambre avec tantine et tonton.

Dans un petit lit d'enfant, moi qui n'en étais plus une, au pied de leur lit. Impossible de péter tranquille sous la couette. Car oui, en plein mois d'août en Autriche tu dors avec une grosse couette en plume dans de grands lits en bois. Ca change.

J'ai visité de belles villes : Innsbruck, Salzbourg, de beaux châteaux, les paysages sont magnifiques, des beaux châlets, des fleurs partout...très bien.

Arrivons à la gastronomie. Le premier soir au restaurant je choisis un truc que je pense être une salade, je n'osais pas trop me lancer, et le menu en allemand on y comprenait que dalle.

Quelle horreur, un truc avec plein de choux crus, des haricots péteurs, des oignons. Je n'y ai presque pas touché.

Le lendemain, on ne me l'a pas fait 2 fois, j'attaquais à l'escalope/frites. L'escalope panée et garnie à l'intérieur d'un mélange de lard, persil, ce qu'on peut peut être appeler une escalope viennoise ahahah! Un délice, avec plein de gras, comme je les aime. En alternance avec du Speck Brot, du jambon cru, délicieux, et du pain servi sur une planche en bois. Tous les jours ce menu, je ne m'en suis pas lassée.

Le clou était quand même les petits-déjeuners pris chez l'habitant : une boisson chaude, des oeufs à la coque, de la charcuterie, du fromage, des brioches...un petit-déj comme on aimerait en voir plus souvent.

Arrivaient ensuite les pâtisseries. Viennoises, même si nous n'avons pas poussé jusqu'à Vienne quel dommage. Crémeuses, épaisses, limite écoeurantes...hummm!

HéHo! Je pouvais bien manger, je ne buvais pas de bière moi! Mais de la liqueur Mozart oui. Même si c'est un piège à cons touristes.

Au retour, petit passage par la Suisse pour acheter du chocolat et le voyage était fini. Snif!

J'en garde plus de 20 ans après un excellent souvenir, une très grande envie d'y retourner, pourquoi pas en hiver, pousser jusqu'à Vienne, et surtout surtout prendre des chambres chez l'habitant.

 

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05.07.2008

Comment j'ai perdu mes lentilles sur la moquette

 

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 A l'époque je l'avais sans doute fumée, la moquette (bleue en plus, une abomination, une insulte faite à Ste Valérie Damidot).

Je suis myope.  Une taupe à côté de moi arriverait à retrouver ses petits dans le noir et dans une botte de foin.

Cette histoire se passe quand j'étais étudiante, je portais des lentilles de contact par coquetterie et un peu par confort.

Je rentrais chez mes parents une fois par mois à peu près, et ces week-ends là étaient surtout consacrés aux amis restés dans le coin.

On faisait alors des fiestas mémorables, si intenses que cette fois là je suis rentrée chez moi, suis allée me coucher sans passer par la case brossage de dents (bonjour l'haleine bar/tabac le lendemain) et encore moins démaquillage, ce qui est mal. Très mal

Ce n'est qu'une fois dans mon lit, alors que je riais toute seule aux conneries que j'avais bien pu faire pendant la soirée, (oui je dormais seule j'étais chez mes parents je te rappelle, et on ne fait pas de seske sous le toit de L'Homme-au-catalogue-brico-dépôt-qui-lui-sert-de-mains), que je me suis rendue compte que j'avais encore mes lentilles dans les yeux.

Crotte de moufette! J'en tenais une trop bonne pour descendre la dizaine de marches en bois qui grincent qui menaient à la salle de bains pour procéder à mes ablutions oculaires.

Qu'à cela ne tienne, j'avais dans la poche mon petit boîtier comme celui ci, et faisant fi de toutes règles d'hygiène élémentaire, j'ai enlevé mes lentilles et les ai déposées dans le récipient qui contenait du liquide.   

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Que je croyais...

Je m'endors les yeux collés par le mascara, le sourire béat aux lèvres (et sans doute en bavant un peu sur l'oreiller).

Et ce n'est que le lendemain matin que je me suis rendue compte, à la lueur du jour, que j'avais déposé les lentilles, non pas comme je le croyais dans le boîtier, mais sur la moquette.

J'ai retrouvé mes lentilles, posées là, sèches, à côté de mon lit virginal.

Je suis restée bête comme deux ronds de flan, mais ça m'a bien fait rire.

Je précise que c'était des lentilles jetables, que je changeais toutes les semaines, tu penses je me connais un peu, bordélique et pochtronne, c'était in-envisageable pour moi d'avoir recours à des lentilles traditionnelles. 

Depuis je suis passée aux lunettes mais j'aime toujours la vodka. 

04.07.2008

Comment j'ai parié et perdu un week-end au ski

 

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Chéri et moi on est très joueurs. Nos copains aussi, ça tombe bien.

Depuis quelques mois c'est le poker, mais on n'est pas opposés à une partie de tarot, Uno, jungle speed,yatzee, cap's...(un intrus c'est dissimulé dans cette liste non exhaustive, sauras tu le retrouver?).

Il y a quelques années on jouait beaucoup au trivial pursuit; Et je suis très forte à ce jeu. J'ai une mémoire d'éléphant (enfin pas en ce moment, et non MissBrownie je ne suis pas enceinte ;-)), mes couleurs préférées sont  le marron, le jaune, le bleu à ce jeu.

Ce soir là, c'était l'hiver, il faisait froid (quel lieu commun!), on restait bien au chaud dans nos chaumières et notre occupation après les bouffes entre potes c'était le Trivial et la Zubrowska (il faisait froid je viens de te dire).

Ca joue, ça rigole, ça se gausse, quand au bout de quelques tours L'Homme doit répondre à une question bleue/géographie. C'est moi qui lui pose la question. Je la lis tout d'abord dans ma tête, je pouffe intérieurement, et là comme une couillonne, je lui annonce d'un air hautain et supérieur (tout moi ça...) :  <<Alors là, si tu trouves, je te paie ton week-end au ski!>> (c'était prévu et quasi réservé)

L'Homme, toujours à l'affût d'une bonne aubaine, demande le calme autour de la table (pas facile...la vodka tout ça...), et attend la question qui était, je m'en souviens à peu de choses près : 

" Quel est le nouveau nom de IEKATERINOSLAV ? ". Je me marre parce que ce n'est pas une ville qui me semble connue, le nom est imprononçable, ces villes de l'ancienne URSS c'est le bordel, il trouvera jamais...

L'Homme se concentre, se frotte les yeux, se passe les doigts sur les tempes...et me sort DNIEPROPETROVSK d'un air mi-anxieux/mi-sûr de lui.

Je regarde ma fiche, je regarde L'Homme, je regarde ma fiche...Putain! Me dîtes pas qu'il a trouvé!

Je reste estomaquée quelques secondes, je regarde ma fiche, je regarde L'Homme (je sais je me répète mais c'est ce que j'ai fait), qui, comprenant qu'il a la bonne réponse, exulte, et ça crois moi il sait faire, me chambre à son tour, et ça crois moi...

Voulant connaître le fin mot de mon échec cuisant, je lui demande comment il a bien pu trouver un truc pareil, et d'où il me sort ce nom, de l'au-delà peut-être?!

Et là, tout fier, il me dit que c'est grâce au foot, qu'il a pensé aux équipes de foot avec un nom russe qui jouent en league des champions et Dniepropetrovsk en fait (ou faisait) partie. Sinon il n'aurait jamais trouvé...

Quoi?!?! J'ai parié et perdu un week-end au ski à cause d'une équipe de foot!?!?

Depuis, je ne parie plus contre lui (on ne sait jamais), on est partis au ski, j'ai viré cette putain de carte du jeu!